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Restitutions : la Belgique à l'avant-garde législative !


Un avant-projet de loi reconnaissant le caractère aliénable des biens liés au passé colonial de l’État belge marque une révolution !


Photographie : Musée du Congo, Tervuren.


Sur proposition du Premier ministre Alexander De Croo et du secrétaire d'État à la Politique scientifique Thomas Dermine, le Conseil des ministres a approuvé un avant-projet de loi reconnaissant le caractère aliénable des biens liés au passé colonial de l’État belge et déterminant un cadre juridique pour leur restitution.


Comme le note le journaliste Pierre Bénazet pour Radio France internationale : « La pierre angulaire de la future loi est le déclassement : le patrimoine africain ne sera plus classé comme patrimoine inaliénable du royaume de Belgique. Le simple fait de rendre ces objets aliénables va ouvrir la porte à des milliers de restitutions. Il devra évidemment y avoir des accords bilatéraux avec les gouvernements concernés, mais il ne pourra pas y avoir de débat politique sur l’opportunité des restitutions ».


Alors que la France a fait figure de pionnière, avec le discours du Président de la République Emmanuel Macron à Ouagadougou le 28 novembre 2017, sa politique peine à trouver la voie pour favoriser le déclassement des biens culturels des collections publiques qui ont été pillés et emportés pendant la période coloniale, conduisant à un « deux poids deux mesures » face aux restitutions nazies.


En évitant farouchement les pressions politiques des « lois d’exception », la Belgique marque sa volonté de faire œuvre de justice et d’humanité au travers d’une politique culturelle engagée en matière de restitutions. Où est la France ?


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